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Hypnose et addictologie : le complément idéal

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L’addictologie est la discipline médicale qui traite des dépendances. C’est une spécialité de la médecine qui est en fait assez récente alors même que les problématiques de dépendances à un produit ou un comportement peuvent toucher tous les services hospitaliers. Elles passent souvent inaperçu ou bien par faute de temps ou à cause d’appréhension du thérapeute, les patients repartent souvent sans solution notamment aux urgences où l’on ne va traiter que la problématique aigue.

Il y a quelques années, on parlait d’alcoologue ou encore toxicologue ce qui posait des problèmes de stigmatisations de certaines dépendances alors qu’aujourd’hui on considère que le mécanisme addictif est toujours le même quelques soit le produit ou le comportement. Voila aussi pourquoi la notion de drogue douce ou dure n’existe plus car cela était un non sens.

Le mécanisme neurologique est toujours le même avec un détournement du circuit du plaisir et de la récompense, une atteinte du système limbique dans l’hémisphère droit du cerveau.

Lorsque le patient absorbe une substance psychoactive comme la nicotine, l’éthanol ou encore le THC (cannabis), le cerveau va libérer un shoot de dopamine qui est l’hormone du plaisir. Pour retrouver cet effet, on réabsorbe le produit mais le cerveau va « réclamer » une augmentation des doses de substance pour libérer la dopamine. Puis, le piège se referme alors que le cerveau coupe le système dopaminergique. S’en suit une descente aux enfers et c’est le propre à toute addiction : on prend au début la substance pour être bien et ensuite on en prend pour ne pas être mal.

Un adage d’addictologie dit cependant : « dit moi ce que tu consommes et je te dirais comment tu fonctionnes » car il y a différentes classes de substances pour différents effets recherchés.

  • sédatif comme l’alcool
  • énergisant comme la cocaïne
  • hallucinogène comme les champignons par exemple.

Il y a une conjonction de trois facteurs dans les dépendances : le produit en lui même comme nous l’avons vu avec sa fonction propre, l’individu avec ses composantes psychologiques et ses facteurs génétiques (le facteur héréditaire est souvent retrouvé) et l’environnement (parfois, on décrit des premières ivresses familiales à l’âge de six ans ou bien encore on retrouve plus de consommations dans certains « milieux »).

Il est important pour les personnes atteintes de ces troubles de consulter un thérapeute. La famille, l’entourage, se sentent souvent démunis face à des troubles de dépendances. Il ne faut jamais tenter de « soigner de force » ou culpabiliser la personne qui est prisonnière de la dépendance et qui est déjà souvent dans une forme de honte, parfois de déni.

La confiance, l’alliance thérapeutique est primordiale, la rechute fait souvent partie du processus. Une prise en charge multiple est souvent nécessaire entre le médecin traitant, les services hospitaliers (CSAPA), les psychothérapeutes…

Le patient doit réapprendre à vivre sans les produits et construire un projet de vie solide pour éviter les rechutes. Aujourd’hui, on favorise la prise en charge ambulatoire plutôt que l’hospitalisation même si parfois elle est nécessaire. Il faudra toujours faire attention de ne pas réaliser un sevrage trop brutal qui peut être mortel pour l’alcool (délirium tremens) ou pour les benzodiazépines.

L’accompagnement parallèle par l’hypnose, la sophrologie est très efficace.

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